Un amendement a été déposé à l’Assemblée nationale par les députés François-Michel Lambert et Edith Gueugneau pour faire inscrire dans le projet de loi Egalité et Citoyenneté l’abolition des violences faites aux enfants.

Dans le cadre de la loi « Egalité et Citoyenneté », cet amendement sur la VEO sera étudié en séance à l’Assemblée nationale aujourd’hui et jusqu’à jeudi 30/06/2016.

L’Observatoire de la Violence Educative Ordinaire (OVEO) nous propose un dossier de présentation de cet amendement dans lequel nous trouvons  les articles rectificatifs proposés, une définition de la violence éducative ordinaire, la différence avec la maltraitance…etc.

Notre avis sur le dossier de présentation: il s’agit d’un travail de synthèse clair et argumenté. Cependant, seule une mesure à titre informatif est évoquée « à la première page du carnet de santé doit figurer la mention suivante: « nul, pas même le ou les titulaires de l’autorité parentale, n’a le droit d’user de violence physique, d’infliger des punitions corporelles et des souffrances morales ni de recourir à aucune autre forme d’humiliation envers un enfant ».

Ainsi, le dossier ne s’étend pas sur les propositions d’actions possibles à toutes les échelles (locales, départementales, régionales, nationales) pour sensibiliser, informer la société et accompagner, soutenir les parents et les adultes éducateurs de manière générale (assistantes maternelles, enseignants…). Cela nous rappelle les messages inscrits sur les briques de lait…(cf le film « Si j’aurai su…je serai né en Suède » ou sa bande annonce).

OVEO sjSJSNES

Espérons plus de détails sur ces actions car si nous sommes en faveur d’un changement social pour un regard plus juste sur l’enfant, nous sommes contre la stigmatisation des adultes, même ceux qui usent de la VEO. C’est un changement dans les consciences qui est à travailler avec les moyens que cela réclame.

Haim Ginott, Adele Faber, Elaine Mazlish: des « habiletés » pour les parents

 

Faber et Mazlich

Mères de famille canadiennes ayant suivi des ateliers de guidance parentale d’Haim Ginott, psychologue et élève de Carl Rogers père de la psychologie humaniste. Haim Ginott était aussi enseignant et médecin, il a commencé sa vie professionnelle comme maître d’école en 1947 en Israël, il émigre aux Etats-Unis et obtient un doctorat de psychologie clinique à l’Université de Columbia à New York en 1952. Son travail auprès des enfants et des parents lui a permis d’élaborer une attitude éducative articulant étroitement compassion et fixation des limites.

Il a initié des techniques pour parler aux enfants qui sont toujours utilisées de nos jours, il a initié des techniques pour parler aux enfants qui sont toujours utilisées de nos jours:  techniques à partir desquelles Adele FABER et Elaine MAZLISH ont élaboré leurs ateliers!

 Le livre d’Haim Ginott « Between Parent and Child » (1988) était un best-seller pendant plus d’un an et reste très populaire aujourd’hui.

Afficher l'image d'origineAdele FABER et Elaine MAZLISH ont  créé deux ateliers « Parler pour que les enfants écoutent, les écouter pour qu’ils parlent » et « Frères et soeurs sans rivalité ». Il s’agit d’ateliers de parents, collectifs répartis en 7 séances de 3 heures, chaque séance est guidée par un(e) animateur (trice).

L’objectif est de transmettre aux parents des HABILETES ou compétences pouvant les aider à entrer en relation avec leurs enfants, à les éduquer avec respect tout en se respectant soi-même.

Trouver un(e) animateur (trice) d’un atelier dans votre région

On en parle aussi les 3 et 4 juin à Dreux (Eure et Loir)!

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Le chacal et la girafe en Communication Non Violente ®

En avez-vous entendu parler?

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La GIRAFE et le CHACAL symbolisent deux manières d’être en relation.

Commençons par la GIRAFE: c’est l’animal terrestre ayant le plus grand cœur et pour cela elle symbolise entre autres,  notre capacité à être empathique avec autrui, à prendre conscience et à accueillir nos propres besoins et sentiments, à les exprimer sans agressivité, à exprimer de la gratitude…La girafe a aussi un long cou et symbolise donc la capacité à prendre de la distance avec les événements, à observer et à avoir une vue d’ensemble de ce qui se passe.

Le CHACAL avec son petit cou n’a pas de vision d’ensemble de la situation. Il symbolise les formes de violences dont nous usons dans nos relations: nos pensées binaires (bien/mal, vrai/faux, gentil/méchant…), nos jugements/interprétations/critiques/comparaisons et autres diagnostics SUR nous-mêmes et SUR l’autre, notre croyance en qui a tort ou qui a raison, nos rigidités de pensée, notre agressivité… Cela n’est pas sans rappeler le système SAPPE repéré par Jacques SALOME dans la méthode ESPERE.

Les formateurs en CNV utilisent parfois, comme le faisait Marshall B Rosenberg, deux marionnettes, une pour la girafe, une autre pour le chacal, pour mettre l’accent sur nos ATTITUDES dans nos relations: celles qui les compliquent, les dégradent et celles qui les fluidifient, les réparent, les fortifient.

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Dans notre mode de relation à nos enfants, nous pouvons également utiliser la CNV pour être en relation d’humain à humain, voir la vidéo ci-après!

Marshall Rosenberg – Eduquer sans récompense ni punition – CNV Communication NonViolente ®

Et à découvrir lors de notre atelier des 3 et 4 juin à Dreux (28).

« Il y a d’autres solutions que la permissivité (laisser l’enfant faire tout ce qu’il veut) ou la contrainte (infliger des punitions) », Marshall.B. Rosenberg

La « bienveillance » c’est « vouloir le bien et le bonheur d’autrui » mais sous prétexte de bienveillance nous pouvons totalement nuire à la relation que nous entretenons avec l’autre et en particulier avec nos enfants.

Marshall B. Rosenberg nous interpelle!

Les parents ont à nourrir les besoins éducationnels des enfants et il est tout aussi important de préserver avec eux une qualité de relation dans laquelle « chacune des parties sait que ses besoins comptent et est consciente que son propre bien-être et celui de l’autre sont interdépendants ».

Alors comment créer cette qualité de relation? développer une communication basée sur mes sentiments, mes besoins, mes ressentis, JE parle de moi, je deviens capable d’écouter avec empathie ce que l’autre me dit de lui, sans jugement moralisateur ou disqualification.

Biensûr nous aimons nos enfants…mais ne les laissons pas croire que nous les aimons parce qu’ils disent ou font ce que nous attendons d’eux. Entretenir une relation de qualité c’est autre chose.

Venez échanger avec nous les 3 et 4 juin prochains à Dreux (Eure et Loir)!

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