Les cafés des parents

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Nous travaillons alogo suiterdûment notre prochain projet: des cafés des parents!

Rencontres régulières pour les parents dès septembre 2016, ces rencontres sont des occasions de se retrouver et d’échanger sur notre tâche éducative!

On adore déjà!

Avec un acrostiche, voici notre approche de ces rencontres:

Confidentialité et Convivialité

Accueil de chacun , là où il en est

Facilité de participation: un lieu, un rythme, un horaire n’excédant pas 2h.

Ecoute de chacun et de soi

Développer ses compétences relationnelles et émotionnelles

Eclairage d’un professionnel lors de la rencontre

Souffler

Partage d’expériences, joyeuses ou non

Apprendre ou désapprendre… pour une vie familiale plus harmonieuse

Respect de la vie privée de chacun et des choix réalisés

Envie de revenir ou de se revoir en dehors ? Vive le lien social!

Naturel et authenticité, venons parler de choses vécues

Thématiques de parentalité abordées par un professionnel

Soutien

 

A bientôt!

La figure d’attachement

Selon le psychiatre et psychanalyste Bowbly (1969) qui a décrit cette théorie, l’attachement résulte Afficher l'image d'origined’un ensemble de comportements du nourrisson et de l’enfant (s’accrocher, sucer, pleurer, sourire…) dont l’objectif est la recherche et le maintien de la proximité d’une personne spécifique (la figure d’attachement), le plus souvent la mère.

John Bowbly s’appuie sur les découvertes de l’éthologue Konrad Lorenz: l’attachement est un besoin social primaire (au delà des besoins mêmes de nourriture selon Bowbly) dont la fonction est une fonction de protection (l’enfant a besoin de sécurité) et aussi d’exploration (ce n’est que quand ses besoins de proximité sont satisfaits que l’enfant peut s’éloigner de sa figure d’attachement pour explorer le monde extérieur! L’attachement sert l’autonomie et non la dépendance).

Un enfant qui a un attachement sécure peut libérer pleinement ses émotions, ses affects, son langage et ses compétences « socles »: l’attention visuelle soutenue, l’élan à l’interaction, les comportements affiliatifs, la capacité de reproduire et d’imiter, l’organisation structurée du geste (Montagner, 1988): « plus on nourrit l’attachement, plus le cerveau de l’enfant se développe » Isabelle Filliozat.

Un enfant sera plus enclin à exprimer ce qu’il ressent à l’intérieur de lui à sa figure d’attachement principale…souvent sa maman…d’où parfois les crises, explosion de larmes et autres décharges de stress qui à ce moment là, n’ont rien à voir avec un manque de savoir-faire de la maman en question.

Evidemment, l’enfant peut disposer de plusieurs figures d’attachement s’il a d’autres relations grâce auxquelles il reçoit des réponses positives en termes de soins, de sécurisation et de protection. Les pères ne sont donc pas en reste et peuvent également nourrir l’attachement de leur enfant (jeux, balades, bagarres bienvenus!).

Extrait de la conférence d’Isabelle Filliozat en mai 2014 à Bordeaux

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Enfin, pour accueillir les fortes réactions émotionnelles de vos enfants, nous vous parlerons dans un prochain article des techniques possibles de retour au calme, d’abord pour vous, pour ensuite, être en capacité d’aider votre enfant à faire face à ce qui le traverse. Oui, être figure d’attachement n’est pas de tout repos! Apprenons ensemble.

 

Haim Ginott, Adele Faber, Elaine Mazlish: des « habiletés » pour les parents

 

Faber et Mazlich

Mères de famille canadiennes ayant suivi des ateliers de guidance parentale d’Haim Ginott, psychologue et élève de Carl Rogers père de la psychologie humaniste. Haim Ginott était aussi enseignant et médecin, il a commencé sa vie professionnelle comme maître d’école en 1947 en Israël, il émigre aux Etats-Unis et obtient un doctorat de psychologie clinique à l’Université de Columbia à New York en 1952. Son travail auprès des enfants et des parents lui a permis d’élaborer une attitude éducative articulant étroitement compassion et fixation des limites.

Il a initié des techniques pour parler aux enfants qui sont toujours utilisées de nos jours, il a initié des techniques pour parler aux enfants qui sont toujours utilisées de nos jours:  techniques à partir desquelles Adele FABER et Elaine MAZLISH ont élaboré leurs ateliers!

 Le livre d’Haim Ginott « Between Parent and Child » (1988) était un best-seller pendant plus d’un an et reste très populaire aujourd’hui.

Afficher l'image d'origineAdele FABER et Elaine MAZLISH ont  créé deux ateliers « Parler pour que les enfants écoutent, les écouter pour qu’ils parlent » et « Frères et soeurs sans rivalité ». Il s’agit d’ateliers de parents, collectifs répartis en 7 séances de 3 heures, chaque séance est guidée par un(e) animateur (trice).

L’objectif est de transmettre aux parents des HABILETES ou compétences pouvant les aider à entrer en relation avec leurs enfants, à les éduquer avec respect tout en se respectant soi-même.

Trouver un(e) animateur (trice) d’un atelier dans votre région

On en parle aussi les 3 et 4 juin à Dreux (Eure et Loir)!

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L’enfant voit le monde depuis ses propres yeux (Isabelle Filliozat)

croire ou entendre CNV

Opposition, crises de rage…vous connaissez! Nous avons tous connu ce moment où le volcan se réveille…chez notre enfant puis chez nous!

La CNV® nous propose d’entendre ce que vit le chacal en chacun de nous, ce chacal qui  hurle, juge, dévalorise, compare, insulte…quel besoin est-il maladroitement en train de crier?

Isabelle Fillozat dans « Au cœur des émotions de l’enfant » nous propose de répondre à 7 questions lorsqu’une situation difficile se présente avec notre enfant:

  1. Quel est son vécu? Eh oui, un enfant a un cerveau en maturation, sa pensée n’est pas construite comme celle d’un adulte, prenez-le au sérieux. Ecoutez ses émotions même si cela vous paraît « une comédie pour un rien »
  2. Que dit-il?  Un enfant a peu de mots pour dire sa réalité, il peut user de toute une panoplie de symptômes pour dire son vécu, notamment lorsqu’ils sont récurrents ou disproportionnés.
  3. Quel message ai-je envie de transmettre? Regardons de plus près nos jugements sur notre enfant, ce que nous pensons de lui va conditionner ses croyances sur lui-même, privilégions les messages d’amour!
  4. Pourquoi je dis cela? Pourquoi je tiens à cette règle? A quel point les conditionnements, notre propre éducation, nos automatismes et les convenances sociales nous guident-elles dans notre relation éducative? Avez-vous déjà entendu un membre de famille vous dire « attention, ton enfant va te dominer! »?
  5. Mes besoins sont-ils en compétition avec ceux de mon enfant? Lire tranquillement, dormir tard le week-end, ne pas préparer de repas pendant plusieurs jours, téléphoner, jouer d’un instrument des heures durant, sortir le soir ou la journée sans rien organiser… une fois devenu parent, cette vie-là peut paraître lointaine!..alors…soufflons, reconnaissons nos besoins, dès que possible agissons pour les mettre en œuvre, exposons-les à nos enfants avec bienveillance et fermeté.
  6. Qu’est-ce qui est le plus précieux pour moi? L’avis de nos parents, de notre conjoint, des professeurs de classe, des amis du club de foot mais aussi l’accumulation de biens matériels…peuvent lourdement peser sur notre comportement avec notre enfant. En avons-nous conscience?
  7. Quel est mon objectif? Que nos enfants grandissent, qu’ils aient une bonne estime d’eux-mêmes, qu’ils aient confiance en eux, qu’ils aient confiance en nous, qu’ils puissent s’insérer socialement aussi. Montrons leur alors à quel point ils sont précieux, ils pourront ainsi découvrir les risques et les merveilles de la vie avec la conscience de leur propre valeur..

Le chacal et la girafe en Communication Non Violente ®

En avez-vous entendu parler?

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La GIRAFE et le CHACAL symbolisent deux manières d’être en relation.

Commençons par la GIRAFE: c’est l’animal terrestre ayant le plus grand cœur et pour cela elle symbolise entre autres,  notre capacité à être empathique avec autrui, à prendre conscience et à accueillir nos propres besoins et sentiments, à les exprimer sans agressivité, à exprimer de la gratitude…La girafe a aussi un long cou et symbolise donc la capacité à prendre de la distance avec les événements, à observer et à avoir une vue d’ensemble de ce qui se passe.

Le CHACAL avec son petit cou n’a pas de vision d’ensemble de la situation. Il symbolise les formes de violences dont nous usons dans nos relations: nos pensées binaires (bien/mal, vrai/faux, gentil/méchant…), nos jugements/interprétations/critiques/comparaisons et autres diagnostics SUR nous-mêmes et SUR l’autre, notre croyance en qui a tort ou qui a raison, nos rigidités de pensée, notre agressivité… Cela n’est pas sans rappeler le système SAPPE repéré par Jacques SALOME dans la méthode ESPERE.

Les formateurs en CNV utilisent parfois, comme le faisait Marshall B Rosenberg, deux marionnettes, une pour la girafe, une autre pour le chacal, pour mettre l’accent sur nos ATTITUDES dans nos relations: celles qui les compliquent, les dégradent et celles qui les fluidifient, les réparent, les fortifient.

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Dans notre mode de relation à nos enfants, nous pouvons également utiliser la CNV pour être en relation d’humain à humain, voir la vidéo ci-après!

Marshall Rosenberg – Eduquer sans récompense ni punition – CNV Communication NonViolente ®

Et à découvrir lors de notre atelier des 3 et 4 juin à Dreux (28).

Aujourd’hui 30 avril, journée de la non violence éducative!

Aujourd’hui on vous dit BONNE FETE! VIVE LA JOURNEE DE LA NON VIOLENCE EDUCATIVE!

Que vous trouviez les gifles, fessées, tapes et autres punitions légitimes ou que cela vous révolte, soyez les bienvenus.

Journée non violence éducativeEt pour commencer, nous choisissons un livre pour enfant et nous sélectionnons un extrait : « Maman Ours se fâche vraiment: Alors ça, Petit Ours Brun, c’est la fessée! » (Petit Ours Brun a dessiné sur le mur).

Un parent partage sur Facebook les modifications qu’il apporte au texte du livre : « Maman Ours n’est pas d’accord. Tu as bien dessiné maintenant il faut effacer! Je vais chercher du papier pour faire de beaux dessins ».

Nous pourrions dire aussi « Je suis très fâchée dit maman Ours (elle sent une énorme colère monter en elle, elle aurait envie de crier très fort et de taper Petit Ours Brun. Elle respire profondément, elle est triste que le mur soit maintenant sali. Elle a besoin de coopération pour que la maison soit en bon état. Elle respire encore). Elle est plus calme maintenant et elle se tourne vers Petit Ours Brun: Petit Ours Brun, quand je vois ton dessin sur le mur, je suis triste et en colère car j’ai besoin d’aide pour que la maison soit propre, je te demande de dessiner sur ton cahier ou les feuilles dans ton tiroir, j’attends ta réponse. Maintenant, tu sais où se trouve l’éponge, va vite la chercher et efface ce dessin, tu pourras refaire le même, sur une feuille si tu le souhaites. » Pas de fessée. Pas de menace. Pas de relation de pouvoir.

Nombre de personnes s’engagent sur un mode éducatif plus respectueux de chacun: Isabelle Filliozat, Grandir autrement, Peps magazine, Catherine Dumonteil Kremer… des associations, des particuliers…

Réfléchissons ensemble: Que voulons-nous que notre relation à notre enfant soit? Quels comportements chez mon enfant réveille le volcan en moi? Quels besoins cherchons-nous à satisfaire?

CNV Colère

Peut-être avez-vous envie d’apprendre à éduquer autrement? Ou êtes curieux de voir comment des parents se positionnent sans être ni autoritaristes, ni laxistes? Et surtout apprendre à s’écouter pour ne pas s’épuiser?..

 Rejoignez-nous les 3 et 4 juin à Dreux (28), 07.68.69.50.74, programme disponible!

 

 

 

Les gifles, les fessées et autres punitions n’ont aucune vertu éducative

Education et OVEO

Tracts et affiches pour diffuser l’information sur la violence éducative ordinaire disponible sur le site de l’Observatoire de la Violence Educative Ordinaire (OVEO)

Le tract ci dessus a été réalisé par Sophie Blum, le texte est anonyme, la diffusion et la reproduction sont libres.

« Comment supporterions-nous (ou supportons-nous !), par exemple, que notre conjoint ou conjointe nous menace de nous punir, nous sermonne, nous fasse la morale, nous critique, nous injurie, se moque de nous, nous compare à d’autres de façon désobligeante, etc. ? Or, qui n’a connu cela dans son enfance ? Et qui ne l’a fait plus ou moins subir à ses enfants ?

L’Observatoire de la Violence Educative Ordinaire est à la fois une association et un site créés dans le but d’informer le plus largement possible l’opinion publique et les responsables politiques sur la pratique de la violence éducative ordinaire, c’est-à-dire les diverses formes de violence utilisées quotidiennement pour éduquer les enfants dans les familles et les institutions (écoles, assistantes maternelles…) ». (site de l’OVEO)

Beaucoup de parents, par un cheminement et un positionnement personnels cherchent à établir une relation de qualité avec leur(s) enfant(s). Les temps changent! Et pour l’épanouissement de chacun!

Journée du 30 avril, journée nationale de la non-violence éducative!

 

 

On peut secouer un biberon…pas un bébé! (article en soutien au 30 avril, journée nationale de la non-violence éducative)

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En France, les statistiques révèlent que:

  • 14% des Français déclarent avoir été victimes de maltraitances– physiques, sexuelles et psychologiques – au cours de leur enfance (sondage Harris-L’Enfant Bleu 2014)
  • Chaque jour, 2 enfants décèdent victimes de maltraitance (INSERM 2010)

Reconnaissons-le, la tâche parentale est ardue et il y a tellement d’occasion de perdre le contrôle…de soi.

Reconnaissons-le aussi, il y a tellement de solutions possibles et d’accompagnement à mettre en place!

Nous pensons qu’il n’y a pas de mauvais parents, il y a des parents qui à un moment donné n’ont pas eu accès aux moyens à leur disposition pour faire face. Des moyens extérieurs mais internes aussi, connaître son enfant, son stade de développement cérébral, ses besoins en fonction de son âge, d’autres parents avec qui dialoguer, des professionnels… et aussi se connaître soi-même, prendre en compte ses besoins, y répondre dès que possible: ralentir, respirer, ressentir, réagir de manière créative…

Changer les mentalités? oui! Comment? Thomas d’Ansembourg , dans son intervention en juin 2015 « Une histoire de violence » pour le mouvement Colibris  nous donne une piste quand il aborde la notion de développement social durable.

Et dans l’éducation, c’est possible aussi.

Quelques clés pour une éducation au service de la joie les 3 et 4 juin 2016 à Dreux (Eure et Loir).

Une clé possible pour éviter la violence éducative ordinaire: Reconnaissez les besoins de vos enfants et affirmez les vôtres, recherchez la coopération.

Isabelle Filliozat dans son Best Seller « Au cœur des émotions de l’enfant » nous invite à prendre conscience de l’ampleur de la tâche parentale quant au respect des besoins de chacun.

« Nous voudrions que nos enfants « ne pleurent pas pour un rien », qu’ils ne se mettent pas en colère parce qu’on leur refuse quelque chose ou parce qu’on a l’outrecuidance de leur proposer de changer leur couche pleine.

Nous aimerions que nos enfants soient plus coopérants, qu’ils s’habillent quand on leur demande, qu’ils viennent à table en même temps que tout le monde, qu’ils aillent se coucher volontiers, qu’ils rangent leur chambre, qu’ils mettent leur manteau au crochet prévu à cet effet et leurs chaussures l’une à côté de l’autre dans le placard.

Nous aimerions qu’ils soient calmes et sages, qu’ils ne courent pas partout en hurlant, qu’ils s’asseyent tranquillement sur leur chaise pour prendre leur repas, mangent rapidement, proprement et avec leur fourchette tout ce qu’il y a dans leur assiette, boivent sans renverser leur verre ni faire à table des expériences de physique sur la conservation des volumes… […]

Les besoins des parents et des enfants sont carrément opposés. La plupart des parents aiment les espaces ordonnés, apprécient le silence et les paroles mesurées, rêvent de calme et de grasses matinées. La grande majorité des enfants est à l’aise dans le plus grand désordre, adore le bruit et se lève à l’aube, particulièrement le dimanche et les jours fériés ».

Au coeur des émotions de l'enfant

A télécharger ci-dessous, le tract proposé par Catherine Dumonteil Kremer à l’occasion de la journée de la NON violence éducative, édition 2016, à diffuser sans modération, nous sommes tous concernés, adultes et enfants.

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Illustration du système SAPPE dans notre communication avec les enfants

Vous vous rappelez notre article du 17/04?

Nous y avons souligné la différence entre parler et communiquer, la prégnance du système S.A.P.P.E (sourd, aveugle, pernicieux, pervers, énergétivore)  dans notre mode de communication… injonctions « tu dois te tenir correctement », menaces «  gare à toi si tu ne ranges pas tes livres », disqualifications « tu es trop petit pour apprendre », comparaisons «  ta sœur écrit tellement mieux que toi », chantage « range ta chambre et tu auras un bisou » qui polluent nos relations.

Ci-dessous une illustration issue du livre « Pour ne plus vivre sur la planète TAIRE » de Jacques Salomé.

Que visons-nous dans la relation d’éducation à nos enfants?

Venez découvrir comment modifier vos habitudes de communication les 3 et 4 juin 2016 à Dreux (Eure et Loir) grâce à la méthode E.S.P.E.R.E !

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