Belle rentrée des classes à chacun-E!

Voici en 5 affirmations un petit moyen de partager des infos sur les établissements scolaires! Alors…Vrai ou faux?

  1. Mon enfant de CE1 revient avec des devoirs écrits à faire à la maison, c’est tout à fait normal.
  2. L’école est obligatoire jusqu’à 16 ans.
  3. Mon enfant rentre à la maison avec un « zéro de conduite » et la phrase « je dois rester tranquille dans la classe » à copier 50 fois car son professeur estime que son comportement a été inacceptable. C’est une mesure légale.
  4. Mon enfant est en 3ème, il a eu son brevet des collèges mais le conseil de classe s’était prononcé pour un redoublement. Ouf, la réussite au brevet va annuler la décision du conseil de classe.
  5. Mon enfant a des troubles du langage écrit et des apprentissages (dyslexie, dyspraxie, dysorthographie, dyscalculie…), il peut bénéficier de certains aménagements durant son année scolaire.

LES REPONSES:

  • 1) Faux. La loi est claire, pas de devoir écrit en dehors du temps scolaire.

« En conséquence, aucun devoir écrit, soit obligatoire, soit facultatif, ne sera demandé aux élèves hors de la classe ». Circulaire du 29 décembre 1956

« Dans ces conditions, les élèves n’ont pas de devoirs écrits en dehors du temps scolaire. À la sortie de l’école, le travail donné par les maîtres aux élèves se limite à un travail oral ou des leçons à apprendre». Circulaire 6 septembre 1994

 Lire aussi l’étude de Gérald K. Le Tendre « Trends in Math and Science Study » (TIMMS) réalisée en 2007 dont les conclusions sont vérifiables sur le site Quartz, les effets sur le sommeil, le stress et la réussite scolaire…(bon…c’est an anglais!). En français, lire « Les devoirs à la maison, 50 ans de travail au noir« .

 

2) Faux. C’est l’instruction qui est obligatoire, pas l’école. Entre 6 et 16 ans.

« L’instruction obligatoire peut être donnée soit dans les établissements ou écoles publics ou privés, soit dans les familles par les parents, ou l’un d’entre eux, ou toute personne de leur choix ». Article L131-1 Code de l’éducation – Modifié par LOI n°2013-595 du 8 juillet 2013 – art. 16

 

3) Faux.

Les punitions ne peuvent pas intervenir dans la notation de l’élève. Elles doivent avoir un caractère pédagogique, exclues donc les « lignes à copier ».  Il existe des sanctions utilisables dans l’établissement par les professeurs, elles sont listées dans le règlement intérieur que tout parent peut se procurer.

Circulaires 2000-105 du 11 juillet 2000

Circulaire 2004-176 du 19 octobre 2004

 

4) Faux.

Créé en 1947, le Diplôme National du Brevet atteste des connaissances acquises à la fin du collège, il ne conditionne pas l’accès à une classe supérieure.

À l’inverse, ce n’est pas parce que vous avez été reçu au brevet que les portes du lycée s’ouvriront automatiquement à vous. Si le conseil de classe s’est prononcé pour votre redoublement, le fait que vous soyez titulaire du DNB ne changera rien à sa décision. Votre enfant et vous pouvez néanmoins vous opposer à cette décision.

 

5) Vrai.

Pour cela vous devez faire une demande auprès de la MDH (maison départementale des personnes handicapées) de votre département qui statuera sur un éventuel plan personnalisé (de scolarisation, de compensation du handicap etc…). Cela peut aller jusqu’à l’octroi d’une auxiliaire de vie scolaire si la MDPH le juge nécessaire. Vous pourrez également demander un 1/3 temps supplémentaire pour la passation des examens, une participation financière pour un outil informatique pour l’écriture par exemple.

 

N.B : Les associations de parents d’élèves, les parents élus sont vos représentants, n’hésitez pas à leur faire part de vos préoccupations concernant le fonctionnement quotidien (hygiène, cantine, travaux…).

 

Et ce mercredi la rentrée des cafés des parents ! Le thème ? Les émotions ! Rejoignez-nous J ! association.erp@gmail.com

Un amendement a été déposé à l’Assemblée nationale par les députés François-Michel Lambert et Edith Gueugneau pour faire inscrire dans le projet de loi Egalité et Citoyenneté l’abolition des violences faites aux enfants.

Dans le cadre de la loi « Egalité et Citoyenneté », cet amendement sur la VEO sera étudié en séance à l’Assemblée nationale aujourd’hui et jusqu’à jeudi 30/06/2016.

L’Observatoire de la Violence Educative Ordinaire (OVEO) nous propose un dossier de présentation de cet amendement dans lequel nous trouvons  les articles rectificatifs proposés, une définition de la violence éducative ordinaire, la différence avec la maltraitance…etc.

Notre avis sur le dossier de présentation: il s’agit d’un travail de synthèse clair et argumenté. Cependant, seule une mesure à titre informatif est évoquée « à la première page du carnet de santé doit figurer la mention suivante: « nul, pas même le ou les titulaires de l’autorité parentale, n’a le droit d’user de violence physique, d’infliger des punitions corporelles et des souffrances morales ni de recourir à aucune autre forme d’humiliation envers un enfant ».

Ainsi, le dossier ne s’étend pas sur les propositions d’actions possibles à toutes les échelles (locales, départementales, régionales, nationales) pour sensibiliser, informer la société et accompagner, soutenir les parents et les adultes éducateurs de manière générale (assistantes maternelles, enseignants…). Cela nous rappelle les messages inscrits sur les briques de lait…(cf le film « Si j’aurai su…je serai né en Suède » ou sa bande annonce).

OVEO sjSJSNES

Espérons plus de détails sur ces actions car si nous sommes en faveur d’un changement social pour un regard plus juste sur l’enfant, nous sommes contre la stigmatisation des adultes, même ceux qui usent de la VEO. C’est un changement dans les consciences qui est à travailler avec les moyens que cela réclame.

Un bocal et un sablier pour retrouver le sourire en famille? Actions concrètes de parentalité positive.

Il arrive parfois que l’ambiance familiale se dégrade sérieusement…au point pour un parent de ne plus reconnaître les qualités de son enfant…et pour un enfant, de douter de sa propre valeur.

Dans l’émission « Leurs secrets du bonheur » anciennement diffusée sur France 2, le témoignage d’une famille a attiré notre attention.

Le contexte: depuis l’arrivée des jumeaux (probablement entre 11 et 16 mois), Daphné, femme de 38 ans est moins disponible pour sa fille aînée âgée de 6 ans, Eurydice. Celle-ci partage dorénavant, ses parents (notamment sa maman), son espace, ses jouets, avec les 2 nouveaux venus:  ses 2 frères. Sa mère visiblement fatiguée est à court d’idée pour apaiser l’ambiance familiale et la réassurance du papa d’Eurydice ne suffit pas à restaurer l’estime de soi de la petite fille… Les parents décident de trouver de l’aide et rencontrent Jeanne Siaud-Facchin, Psychologue Clinicienne – Psychothérapeute.

Ce qui nous paraît utile:

  • rechercher de l’aide quand il y a saturation
  • les objets concrets (le vase, les billes) qui viennent symboliser la valeur de l’enfant, ses compétences.
  • tenir 21 jours dans la mise en pratique des nouveaux comportements (oui, un outil ne fonctionne que si l’on s’en sert)
  • l’amélioration de la relation mère-fille
  • le nouveau regard que porte la mère sur sa fille
  • la meilleure estime de soi d’Eurydice et l’affirmation dans son rôle d’aînée
  • l’explication du lien entre comportement et retentissement physiologique (hormones du bonheur VS hormones du stress)
  • se débarrasser du sablier une fois le comportement acquis!

Ce que nous aurions ajouté ou fait différemment:

  • des temps d’empathie et d’accueil des émotions: les « 3 minutes de bonheur » pourraient s’appeler « les 3 minutes du cœur » car un enfant peut avoir à confier autre chose que des instants plaisants à sa maman…

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Visionner le reportage de 8 min « La parentalité positive et la technique du bocal » (Emission du 7/02/12 « Leurs secrets du bonheur, France 2).

 

Conférence à Chartres sur la discipline positive le 31 mars 2016 (Eure et Loir)

Jeudi 31 mars à l’institution Notre Dame  de Chartres a eu lieu une conférence sur la discipline positive et son application dans l’éducation.

En quelques mots…

« Discipline »: suivre un maître qui enseigne et « Positive »: mettre la lumière sur les compétences et efforts de l’enfant et non sur ses incapacités.

En tant que parent:

    • je me respecte et je respecte mon enfant
    • je recherche la bienveillance et la fermeté à la fois
    • j’encourage mon enfant, surtout quand « tout va mal » pour lui
    • je vois les erreurs comme des opportunités d’apprentissage (et non comme des échecs)
    • j’aide mon enfant à développer ses compétences sociales
    • dans toutes les situations, je sors du rapport de force avec mon/mes enfant(s) et nous trouvons une solution « gagnant-gagnant »
Pour aller plus loin: Discipline positive